Le temps passe à une vitesse qui nous dépasse tous... Peu être est ce que les gens autour de moi qui change, ou peu être est ce moi qui ai changé ...
Tout est possible, je ne pense pas être assez objective pour en juger, mais une chose est claire, refuse de voir les personnes qui comptent changer, partir, s'éloigner... J'ignore si j'ai construit un idéal avec chacune des personnes qui me sont proches, mais si elles s'éloignent un peu trop de cette ligne de conduite « parfaite » il est possible que se soit moi qui m'éloigne.
Il faut toujours se battre pour les choses qui semblent importantes, Plus facile à dire qu'à faire. Etre honnête est sûrement la meilleure chose à faire pour garder ceux qu'on aime à nos côté. L'hypocrisie... en voila un joli mot. On est tous des hypocrites, on adore critiquer les gens c'est comme ça c'est dans notre nature. On voudrait bien changer quelque chose mais nous sommes si faibles face à la réalité. Peu d'entre nous arrivent à dire haut et fort ce qu'ils pensent sans avoir peur de la réaction des autres, du rejet de ceux qui nous font nous remettre en question jour après jour.
On est tous différent, j'ai des tas de défauts, je sais que je ne suis pas toujours vraie, j'ai tendance à vouloir cacher la façon dont je ressens les choses, c'est ma façon de me protéger de toutes ces choses qui me font souffrir. Fabriquer une carapace invisible. Je refuse que les autres me jugent, j'ai peur de ce qu'on peu penser de moi (et oui je sais que c'est pathétique, je suis la première à rêver d'en avoir rien à foutre). L'enfer c'est l'autre. C'est comme ça, on n'y peu rien changer. Je suis moi, et je veux pas changer, je refuse de changer, parce que changer c'est accepter de se mettre en danger : et s'ils n'aimaient pas qui je suis ? Suis-je moi aussi fabriqué ? Je l'ignore mais je suis tout de même cette foutue nana qui porte les même fringues depuis deux ans, la même coiffure et pète un câble quand ses chaussures sont usées. Je suis la « sainte nitouche » qui se sent si mal à l'aise quand elle est toute seule, qui déteste être face à un conflit, qui voudrait que tout aille pour le mieux dans le meilleur du monde. Je suis cette nana qui a peur de dire ce qu'elle pense, peur d'étaler ses sentiments, et qui refuse d'avoir mal.
Toujours faire semblant de jouer l'amitié éternelle parce qu'autre chose c'est devoir affronter l'inconnu, l'inconnu qui fait peur.
Et toujours ce foutu manque de confiance en soi.
D'où me vient ce soudain sentiment d'appartenance à une autre réalité ?